Ce document constitue les actes de la conférence du 8 septembre 2009 consacrée à la structure verte de la ville et ses fonctions sociales. Cette manifestation a été co-organisée par le Syndicat Mixte pour le SCoT1 du Pays de Lorient, les agences d’urbanisme de Lorient et de Rennes : AudéLor2 et Audiar, et la Conférence des Villes de Bretagne. Le rapport débute par une introduction de Jean-Pierre Ferrand, conseiller en environnement, pour resituer le contexte de Stockholm, de la planification en Suède et du travail d’Alexander Ståhle. L’architecte paysagiste suédois et co-auteur du manuel des sociotopes, expose ses expériences et résultats notamment à Stockholm, capitale européenne de la nature 2010.
Alexander Ståhle y fait une brillante démonstration de l’intérêt de sa méthode d’analyse. Le sociotope permet de calculer au plus juste les besoins de la population pour répondre à l’épanouissement de chacun, tout en minimisant l’étalement urbain grâce à une optimisation des espaces communs.
S’appuyant sur ses travaux de recherche et sa pratique opérationnelle, Alexander Ståhle nous montre que non seulement la « ville dense » n’est pas incompatible avec l’accès de tous aux espaces libres, mais qu’elle facilite même leur préservation et leur accessibilité, pour autant que ces préoccupations soient soigneusement intégrées à tous les stades de l’élaboration des projets urbains, des documents d’urbanisme à la conception de nouveaux quartiers.
La notion de sociotope a ainsi été développée par Anders Sandberg et Alexander Ståhle à la suite des travaux sur la structure verte de la ville de Stockholm.
Le sociotope est un lieu tel qu'il est vécu et pratiqué par les gens dans un environnement culturel donné. Il s’identifie par un travail d’observation et d’enquête. La cartographie de la «trame verte et bleue», élaborée en prenant en compte toutes les fonctions et usages existants ou potentiels, peut aider à concevoir des villes et des bourgs mieux gérés (sur le plan de la gestion de l’eau, de la biodiversité, des nuisances et du cadre de vie…) et mieux ouverts sur les espaces de nature. Pour cela, il faut d’abord apprécier les besoins de chaque composante de la société. Ainsi, les espaces de nature, s’ils constituent des «biotopes » pour les animaux et les plantes, peuvent aussi être des «sociotopes» pour les gens qui y vivent, les fréquentent et les aiment…