Les faits marquants du premier semestre 2011
La crise de 2008-2009 a encore des impacts sur le tissu économique rennais et semble avoir marqué profondément certains secteurs d’activités. Le bâtiment et les travaux publics sont dans l’attente d’une reprise durable des rythmes de constructions ; les équipementiers automobiles, qui bénéficient du succès de la Peugeot 508, poursuivent leurs structurations et diversifications.
Des signaux positifs émanent des secteurs des équipements et services rendus aux industries : les fabricants de machines et automatismes industriels ou agricoles sont en croissance ; de même certains acteurs du transport-logistique, portés par l’agro-alimentaire breton qui a peu subi le ralentissement de la consommation en 2008-2009, s’inscrivent dans d’ambitieux projets d’intermodalité rail-route. Les sociétés de services en informatique annoncent de vastes recrutements, pour faire face à de nombreux contrats.
La filière des images et réseaux, impactée dans une moindre mesure par la crise, rebondit notamment en consolidant sa position à l’échelle nationale et internationale via l’Institut de recherche technologique B-Com. Une lecture plus transversale de la presse fait apparaître une économie locale qui bouscule les codes, les usages voire la réglementation : les transporteurs et l’industrie agroalimentaire se saisissent de la libération du transport ferroviaire de marchandises pour choisir un opérateur non historique lié à un groupe allemand, une SSII renonce à la période d’essai de 3 mois pour recruter davantage et attirer des profils intéressants, jobdatings et happyhours de recrutement sont organisées, un assureur et d’autres opérateurs commerciaux investissent l’espace public et ouvrent des pockets stores éphémères tandis que le bras de fer se durcit au sujet de l’ouverture dominicale.
Cette modernisation et cette flexibilisation de l’économie, certes révélatrices d’une métropole dynamique, posent aussi des questions d’ordres sociétal et réglementaire.