Les agglomérations qui affichent un pourcentage élevé d’activités de services sont également celles qui enregistrent une croissance de leur PIB1supérieure à la moyenne nationale. Le processus de tertiarisation a modifié considérablement la structure économique des métropoles et a contribué à la métropolisation et à la hiérarchisation des territoires.
Depuis 1990, l’aire urbaine de Rennes a connu une croissance rapide de ses emplois tertiaires (salariés privés). Fin 2005, 72% de ses emplois salariés privés étaient tertiaires contre 61% en 1990. La tendance est nationale, le secteur tertiaire a affiché, au cours de ces deux dernières décennies, un taux de croissance en emplois très supérieur à ceux des autres secteurs économiques. A Rennes, entre fin 1990 et fin 2005, l’emploi salarié privé a augmenté de 3% dans le secteur industriel, de 18% dans la construction et de 70% dans le secteur tertiaire.
La tertiarisation s’est concentrée essentiellement dans les années quatre-vingt-dix dans deux types d’activités : les services aux entreprises et le commerce.
L’essor rapide du tertiaire n’est pas propre à Rennes et concerne à des degrés divers toutes les métropoles régionales. Rennes n’est d’ailleurs pas une agglomération plus tertiaire que les autres métropoles régionales étudiées.
La consolidation des secteurs d’activités «traditionnels» (industrie, construction) et l’essor démographique auront été sans doute les deux moteurs principaux de la tertiarisation de l’agglomération rennaise. Sans compter le phénomène de métropolisation qui tend à concentrer certaines fonctions économiques au service d’une aire d’influence beaucoup plus large que le bassin d’emploi de Rennes (département, région, interrégion).