Si l’économie française a fait preuve au premier semestre 2011 d'une certaine résilience, elle a été durement touchée par la crise de confiance de la zone euro dès l’automne.
Dans ce contexte très tendu, les entreprises du bassin rennais n'ont pas été épargnées. Le secteur de l’automobile subit un nouveau plan de départs, la filière BTP attend avec circonspection 2012 (relève¬ment de la TVA de 5,5 % à 7 %, suppression du prêt à taux zéro dans l’ancien, fin du dispositif Scellier, réduction du crédit d’impôt développement durable, raréfaction et hausse du coût du crédit pour les particuliers) et la filière transport-logistique tente de maintenir sa compétitivité face à l’éco-taxe.
Cependant d’autres secteurs d’activités semblent moins concernés par la crise : la filière agro-alimen¬taire et ses équipementiers (machinisme agricole, nutrition animale, process de production) et ser¬vices (sécurité alimentaire, traçabilité) demeure bien implantée dans l’aire urbaine même si des signes de ralentissement (notamment des investissements) apparaissent depuis l’été.
L’informatique, le monde du logiciel et du web, les réseaux télécoms poursuivent leur progression sur des marchés certes très disputés mais en forte croissance.
Dans l’ensemble, le monde économique s’est fait plus discret dans la presse locale, lors de ce second semestre. Cela traduit-il une attitude attentiste de la part des dirigeants d’entreprises qui redoutent l’effet W (deux périodes de récession entrecoupées par une brève période de croissance) ?